Qu’est ce que l’ombre ?

L’ombre personnifie tout ce que l’on refuse de reconnaître et d’admettre de soi. La reconnaître et la reintegrer est une étape importante et difficile du processus d’individuation. Rappelons que le processus d’individuation (pour désigner le processus par lequel un être devient un in-dividu psychologique, c’est-à-dire une unité autonome et indivisible, une totalité selon Carl Jung) a pour but de rendre notre personnalité plus authentique puisqu’elle sera moins divisée entre les demandes de l’extérieur et l’appel de notre être intérieur, elle sera en harmonie. Ce processus s’enclenche à peu près en même temps que la transition vers le milieu de la vie, à l’approche et ou début de la quarantaine. L’individuation équivaut à une reconnaissance du Soi, de ses Soi et de ses multiples parties.

Tant que nous l’ignorons, ainsi que la façon dont elle agit sur nous et sur nos relations (relié à Sion, à Soi), à notre insu, elle continuera de nous empoisonner l’existence et celle de notre entourage. Elle est composée de toutes les parties de nous-mêmes que nous cachons, nions, supprimons, évitons, projetons et ne voyons pas en nous-mêmes, tant le positif que le négatif. Notre ombre est tous les aspects que nous rejetons (ex :  honte, peur, colère, culpabilité …) souvent par peur de ne pas être aimé. Elle est constituée de n’importe quelle partie de nous-mêmes que nous croyons inacceptable, elle se rencontre en contact avec les autres, où cela nous dérange, nous horrifie ou nous dégoûte des personnes donc de nous-mêmes. Comme l’a dit CG Jung: « Notre ombre est la personne que nous préférerions ne pas être.  »  La nécessité de bâtir un Moi social entraîne la formation de l’ombre.

Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même, finit par arriver de l’extérieur comme un destin. Carl Gustav Jung

Une fois ces ombres repérées, « identifiez leurs fonctions, c’est- à-dire les raisons pour lesquelles elles sont là », indique Caroline Jeannet.

Il faut savoir que l’inconscient c’est comme un enfant 6 ans, il est capricieux il aime les mots simples il n’aime pas la négation à chaque fois il faut le cajoler, aller dans son sens, lui faire croire que c’est lui qui décide. Il faut RENCONTRER SON OMBRE… la reconnaitre l’accueillir, l’aimer avec douceur comme si on console un enfant blessé, avec beaucoup de compassion.

Quelques exemples de comment fonctionne l’ombre et de la réintégration de parts d’ombres et de lumières :

Tina T. a toujours été perçue et qualifiée de timide depuis l’enfance, ce qu’elle continue à dire qu’elle est et ce malgré l’avis contraire de ses amis actuels. Pourtant, dès qu’il s’agit de se montrer, de parler dans un groupe, en public, d’aller à la rencontre d’un homme, d’émettre un avis contraire à la majorité, Tina argue qu’elle est timide et en même elle en a marre d’être timide. Ce que nous ramenons à sa conscience grâce à un programme de réintégration de parts d’ombres et de lumières : En réalité Tina, a toujours désiré être elle même et en réalité elle se fiche de l’avis des autres et aime par dessus tout être elle même. Des parents très protecteurs qui projetaient sur Tina leurs désirs non atteints, trop de pression, Tina devait être comme ceci et cela. Tina, avec la timidité, s’est créée un Espace, d’où elle pouvait être, c’est à dire que la Timidité était la solution parfaite pour ne pas être ce que les autres voulaient qu’elle soit. Un motif acceptable de ne pas être ce que ses parents ou d’autres voulaient qu’elle soi ! Waouh ! Tina n’avait pas réalisé à quel point elle a été et est toujours créative et puissante grâce à cette solution trouvée par son inconscient ? Aujourd’hui, elle peut laisser cela derrière et reconnaître sa puissance !

Dominique L., maman célibataire de 35 ans, a trois enfants et est bordélique depuis toute petite et ne sait pas tenir l’ordre qu’elle essaie de mettre dans sa chambre, armoire, appartement. Nous procédons avec le programme de réintégration de parts d’ombres et de lumières, nous mettons en lumière que sa mère était très maniaque et tyrannique. Dominique avec sa partie bordélique, s’est crée un Espace de Chaos d’où tout est possible. Elle a toujours résisté aux injonctions de ranger de sa maman malgré les hurlements. Quelle ténacité, et Dominique est une personne très créative. Cette découverte lui permet d’accéder à encore plus de créativité tout en reconnaissant la justesse de son inconscient !

Françoise G., vit toujours des problématiques de place, quelqu’un est assis à sa place dans le train, une autre personne lui passe devant alors que c’est son tour, malgré l’espace, on lui demande toujours de se pousser, on lui reproche de prendre trop de place, elle doit se décaler pour les autres ! Françoise n’en peut plus, c’est comme si elle n’est jamais à sa place, comme si elle ne mérite pas d’être là. C’est insupportable, Françoise ne comprend pas pourquoi elle vit toujours cela, elle est tellement en rage à chaque fois qu’elle vit cela. En état modifié de conscience, l’ombre prend forme et transmet. Et si Françoise est déjà à sa place ? En effet, se manifeste ce que l’on croit. Françoise cherchait sa place et n’avait pas reconnu cela :’qu’elle était déjà à sa juste place. Dès qu’elle a conscientisé qu’elle était déjà à sa juste place, sa vie a changé. Personne ne prenait plus sa place ou si jamais, sa réaction n’était plus aussi violente car cela ne venait rien accrocher en elle !

Ghislaine D. est trop dure avec ses enfants lors des devoirs. Chaque soir, c’est Ghislaine qui s’occupe des devoirs de son fils après 8h de travail comme elle a un meilleur niveau scolaire que son conjoint, et chaque fois elle crie, hurle sur son fils, qui pleure et pleure, et à la maison, il y a de la tension. Ghislaine ne comprend pas qu’Arthur ne fasse pas d’effort, ne retienne pas ce qu’elle lui explique. C’est comme s’il était une passoire, elle déteste faire les devoirs avec lui, il s’agit d’une corvée horrible, pendant laquelle elle a parfois envie de l’étrangler tellement elle n’entend pas sa lenteur et comme il est en phase d’apprentissage (CP – CE1). Ghislaine ne comprend pas que cela l’énerve autant, elle sait pertinemment que sa réaction est inadaptée, c’est normal de ne pas savoir lire en 3 mois de CP, elle sait qu’elle est trop exigeante, en état de conscience modifié, elle réalise combien elle s’est contractée pour bien travailler à l’école pour ne pas recevoir des coups à la maison le soir. Les devoirs, les études, la performance sont associées à la violence. J’invite Ghislaine à appeler Sa partie incompétente, à la rassurer comme on rassure une petit enfant, tout ces endroits où elle n’a pas supporté d’être incompétente. Et aux moments où elle sent monter l’agacement, je lui demande d’appeler sa partie incompétente qui vient immédiatement tempérer Ghislaine et l’aider à accueillir l’incompétence de son enfant en phase d’apprentissage. Les devoirs sont plus sereins. Je lui ai demandé d’expliquer à son fils que sa colère n’a rien à voir avec lui mais a à voir avec elle.

Victoria M. qui a toujours détesté qu’on lui coupe la parole et qui a toujours eu des expériences professionnelles malheureuses assez toujours senti coincée étriquée et à chaque fois qu’elle a changé de travail cela se passait mal et elle était pas reconnu malgré ses compétences son sérieux la confiance que lui manifestait son encadrement. Elle n’avait jamais de prime et voyait des gens incompétents cumuler des primes année après année et elle restait au même niveau et quand elle changeait de travail elle restait toujours petite, elle n’a jamais eu de promotion et trouvait oujours des emplois dans lesquels elle était étriquée, surveillée, contrôlée  manipulée, bafouée.

À force de questionnement et de face-à-face avec son inconscient Victoria réalise d’abord comment elle se limite par rapport à sa vie professionnelle et comment cela la ramène à une partie de sa vie qu’elle a détesté ce moment où elle avait 17 ans et ce moment où elle a exprimé à ses parents qu’elle voulait faire soit études d’art soit des études du langue et ses parents ne l’ont pas écouté et Lyon forcer à faire des études de commerce. Deux ombres remontent alors à la surface la partie à qui on a à qui on a coupé les ailes, alors qu’elle avait juste envie de faire ce qu’elle avait envie de faire comme études surtout qu’elle est douée pour les arts et pour les langues étrangères. Elle comprend alors pourquoi elle aime autant les anges car elle-même on lui a coupé les ailes et on lui a aussi couper la parole quand elle voulait exprimer le pourquoi de ces études et elle reconnecte comment elle déteste qu’on lui coupe la parole et met sens sur ses comportements.

 

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